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Après 4 heures de réunion et après avoir entendu toutes les parties - les représentants d’H&M et d’Habitat, le collectif "sauvons le grand écran" représenté par Marie-Brigitte Andréi, "sur les toiles de Paris" avec Jean-Mathieu Thibert - la CDEC a décidé de reporter l’examen de ce dossier lors d’une nouvelle réunion dans deux mois, le temps de prendre connaissance des derniers éléments.
C’est en substance ce qu’ont déclaré les représentants de la Ville de Paris, Lyne Cohen-Solal, l’adjointe socialiste au commerce, et Serge Blisko, le maire socialiste du 13e. En effet au cours de l’audition, Marie-Brigitte Andréi a mis en avant le côté exceptionnel de la salle et son impact sur la vie de quartier, sa fermeture entraînant l’arrêt de toute animation nocturne et la rupture du lien social créé par le cinéma. Jean-Mathieu Thibert s’est attaché à démontrer que la salle pouvait être rentable si elle était gérée différemment. Chiffres à l’appui, il a démontré qu’un cinéma de la capitale aussi bien placé avait fait beaucoup moins d’entrées avec le double de séances. Il a rappelé son intervention à l’été 2003 auprès de l’Hôtel de Ville de Paris, du Ministère de la Culture et de la Mairie du 13ème sur la fermeture imminente du Gaumont Rodin et du Gaumont Grand Ecran Italie, sans oublier le Gaumont Gobelins-Fauvettes qui est également condamné. Les travaux actuellement en cours ne sont, selon lui, qu’une façade afin de laisser penser à une rénovation en profondeur.
Par ailleurs, un exploitant indépendant de plusieurs salles en Seine-et-Marne, administrateur du Syndicat des Théâtres Cinématographiques, Monsieur Klisaric a présenté, ce matin, un projet de reprise de l’exploitation. La Ville veut s’accorder un délai pour examiner sa proposition.
A l’issue de la réunion et en raison du report de l’examen du dossier de l’ouverture des deux enseignes, l’une d’elle, le suédois H&M, a décidé de retirer sa candidature.
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